La Drôme


 une vallée aux paysages variés, traversée par une colonne vertébrale : la rivière Drôme !

 

 

 

 

 

La Drôme, dernière rivière sauvage des Alpes

La Drôme prend sa source dans les contreforts du haut Diois, elle chemine sur 110 kilomètres, se nourrissant de l'eau de ses 59 affluents, avant de se jeter dans le Rhône à Livron.

 

« Rivière frontière » naturelle entre le Nord et le Sud du département la Drôme s'écoule en toute liberté, ce qui en fait la dernière rivière sauvage des Alpes...

 

La rivière Drôme qui donne son nom au département.

Sa situation géographique en fait une rivière méridionale très vite réchauffée en été (Jusqu’à 24°).

 

L'absence de grands aménagements, un fonctionnement hydrologique non perturbé, une valeur écologique exceptionnelle sur certains secteurs, l'absence de grandes agglomérations et industries concourent à faire du bassin versant de la Drôme un site remarquable aux potentialités exceptionnelles.  

 

Son parcours (400 mètres de dénivelé entre le Claps et Crest) est ponctué de sites remarquables comme le Claps de Luc en diois, le vignoble Diois, la montagne de glandasse,les Trois Bec, la Tour de Crest, et enfin, la Réserve Naturelle des Ramières avant de rejoindre les eaux du Rhône...

 

Sage et petite en été, la Drôme accueille sur ses berges de nombreux estivants qui profitent de la baignade dans ses eaux calmes et fraîches.

 

Les rivières y occupent une place particulière : d’abord la Drôme, colonne vertébrale qui traverse le département d’ouest en est, puis la Gervanne et le Roubion, autour desquels s’articulent respectivement le Nord et l’Est du territoire.

Un peu d’histoire...

La Drôme est une rivière qui tisse des liens indissociables avec les montagnes environnantes depuis des temps très reculés. Les eaux courantes et les sédiments qui circulent dans cette vallée proviennent d’une multitude de ruisseaux qui entaillent les flancs d’un relief tourmenté depuis que la chaîne des Alpes a commencé à se former, il y a environ 35 millions d’années.

 

Le paysage de la vallée de la Drôme est donc le fruit d’une longue histoire géologique qui se poursuit actuellement et qui a été profondément influencée par un événement majeur : l’installation durable des premières communautés humaines agricoles dans le bassin, il y a environ 8000 ans.

 

Les archéologues et géographes ont retrouvé des traces d’occupation humaine dans les grottes d’altitude et des signes convaincants d’accélération de l’érosion liée aux défrichements effectués par nos ancêtres du Néolithique.

 

Nous sommes donc aujourd’hui en présence d’une rivière dont la configuration et le fonctionnement sont en partie contrôlés par l’action de l’homme. La Drôme reste toutefois, une des dernières grandes rivières alpines sans barrage ; ses écoulements sont ainsi faiblement perturbés par les activités humaines, du moins dans sa partie amont (les prélèvements pour l’irrigation peuvent modifier les débits à l’aval).

 

 

Qu’est-ce qu’un bassin versant ?

Léonard de Vinci fut sans doute le premier savant à concevoir l’existence d’une relation entre une rivière et sa vallée. On pensait avant lui que les cours d’eau ne faisaient qu’emprunter des vallées préexistantes.

Puis, cette vision s’est élargie au siècle des lumières avec l’apparition de la notion de bassin versant, définie comme l’enveloppe qui englobe l’ensemble des terrains dont la pente se dirige vers la rivière et ses affluents.

 

Ce sont ces terrains qui reçoivent et qui collectent les eaux de pluie venant grossir le débit de la rivière. On parle alors de ligne de partage des eaux pour désigner la limite d’un bassin versant.

 

Ainsi, les gouttes de pluie qui tombent de part et d’autre de cette frontière iront alimenter deux rivières différentes.

 

Il faut également savoir que ces bassins ne transmettent pas que de l’eau. Ils produisent aussi des sédiments sous l’effet de l’érosion qui grignote inlassablement les flancs des montagnes. Ce sont ces fragments de montagne qui donnent à la rivière sa couleur trouble après les pluies et qui expliquent la formation de bancs de graviers le long de son cours.

 

Elle offre, avec ses petits affluents une grande variété d’activités aquatiques, des plus tranquilles au plus extrêmes.

Canoë, baignade, repos : des moments de détente inoubliables en famille ou entre amis sont au rendez-vous !

 


Les loisirs autour de la rivière Drôme

La Drôme en canoë ou en kayak

Sans difficulté particulière, avec un courant régulier qui limite les efforts, la rivière convient à la fois aux débutants et aux plus expérimentés avec des parcours en canoë ou en kayak de 6 à 45km.

A la fonte des neiges ou, après de fortes pluies, les eaux plus vives sont préférées par les amateurs de sensations fortes qui pratiquent le raft et le hotdog (canoë gonflable à 2 places)

La randonnée aquatique
 

Possibilité de randonnée aquatique dans la rivière.

Seul ou accompagnés d'un professionnel, partagez un moment convivial et une activité sportive ludique.

 

La Drôme à vélo – VTT26
 

Pour découvrir, tout en douceur, la Vallée de la Drôme, une vélo route de 130km (plutôt conseillée aux VTC) longe la rivière, depuis son confluent avec le Rhône, à Livron, jusqu'à Die.

Idéal pour les balades en famille.

 

La Drôme, le paradis des naturalistes et des pêcheurs
 

Les amoureux de la faune et de la flore trouvent leur bonheur dans cette rivière où les castors ont recolonisé les berges, rejoignant une foule d'échassiers dont, les aigrettes, la discrète cigogne noire et de nombreux hérons. La présence de ces «flamands gris» confirme celle des poissons...

> Carte piscicole Pêche en Drôme 2014

 

Le tourisme vert dans la vallée de la Drôme et l'attrait pour la rivière ont connu un développement important ces 15 dernières années en particulier avec l'amélioration de la qualité de l'eau.
La rivière Drôme et ses affluents sont en effet adaptés à la baignade et navigables sur plus de 80% de leur linéaire.
Cette plus grande rivière du département, constitue ainsi sur plus de 60 kms, un paradis pour les amateurs de sports d'eaux-vives !

 

À faire : La Réserve Naturelle des Ramières, Station nature de la rivière Drôme
 

Préparez-vous à un voyage ludique, sensoriel et interactif à faire en famille, sur un site ombragé bordant la Drôme.

Ponctué de panneaux d'information et d'espaces pédagogiques dédiés à la vie de la faune et de la flore et au respect de l'environnement, la Gare des Ramières, maison de la Réserve Naturelle des Ramières assure l'accueil du public. C'est aussi un lieu de recherche scientifique et un pôle d'éducation à l'environnement.  

 

Topoguide Les Ramières du Val de Drôme

 

Site officiel de la Gare des Ramières : www.lagaredesramieres.com

 

 

À voir : Le saut de la Drôme et le Claps
 
Spectaculaire éboulement de rochers dans la rivière Drôme. Le saut de la Drôme est une retenue d'eau l'été où vous pourrez vous rafraîchir à l'ombre des pins. C'est aussi un site d'escalade idéal : plus de 120 voies de tout niveau et une via ferrata.
Un site étonnant avec une multitude de blocs, offrant une escalade plutôt typée dalle. La difficulté en général modérée, en fait un site destiné principalement à l'initiation et à la pratique de niveau moyen.
Un peu d'histoire : Tout commença en 1442 quand une assise se détacha du flanc sud du Pic de Luc. En glissant elle vint heurter un éperon calcaire, se divisa, se brisa en blocs énormes et barra la Drôme en deux points... ainsi se formèrent deux lacs : le Petit en aval et le Grand en amont.
Le« Grand Lac» fait 5 km de long et attise les convoitises car il est poissonneux. En 1561 il devient ainsi la propriété des Chartreux de Durban, moines auxquels la viande est interdite.
Ce n’est qu’en 1804 que fût percé un énorme bloc, le «papa», pour laisser s’écouler les eaux à l’endroit de l’actuel Saut de la Drôme. Ce vaste plan d'eau asséché laisse maintenant place à une plaine agricole (ferme des Bouligons en ruine et ses terrasses autrefois cultivées) et au marais des Bouligons, dernier vestige du lac disparu. Ce marais de 65ha est la plus grande zone humide du département. C’est le dernier vestige du grand Lac créé lors de l’éboulement du Pic de Luc.
Le site, visitable grâce à un sentier d'interprétation, est constitué d’une roselière, très développée dans sa zone centrale, et de prairies humides (Eco-pâturage). Il possède une grande diversité floristique, avec des espèces rares et remarquables.
La nécessité d'éviter le Claps lors de la construction de la ligne de chemin de fer du «Briançonnais» au début du XXe siècle, a également valu au site un magnifique viaduc, long de 244 m et de 44 m de hauteur.