Pays de Gervanne / Sye

 



Les VALLÉEs DE LA GERVANNE et de la sye

 

Porte d’entrée du Parc Naturel Régional du Vercors, depuis les falaises d’Omblèze, jusqu’aux coteaux de Peylong, en passant par la vallée de la Sépie, le pays de la Gervanne/Sye offre de beaux exemples de villages perchés, à l’instar de celui de Cobonne et de magnifiques églises romanes.

 

 

Ce bel ensemble paysager est aussi une terre propice aux randonneurs et amoureux de la nature. La faune et la flore sont remarquables et vous pourrez notamment y observer de nombreuses espèces de chauves-souris et d’orchidées.

 

 

Le Pays Gervanne/Sye offrira aux plus gourmands une belle gamme de produits cultivés avec le souci de protéger l’environnement tout en visant la qualité !

 

L’agriculture biologique y est prédominante.

 

 

 Sur les contreforts du Vercors, à la charnière entre les climats méditerranéen et montagnard, il offre une diversité floristique exceptionnelle, et il est en effet idéalement placé pour le développement des plantes aromatiques et médicinales sauvages (sauge, romarin, thym sauvage, mélisse, laurier, fenouil, origan...) ainsi que pour la culture de la lavande vraie. C’est un territoire propice à l’élaboration d’huiles essentielles de grande qualité, comme le prouve l’installation sur le plateau de Lozeron d’un des plus grand laboratoires spécialisés de France.

 

 

 

 

 

Beaufort-sur-Gervanne

[451 habitants]

 

 

 

D’origine gallo-romaine, le village aura appartenu aux évêques de Die puis aux comtes de Valentinois qui y installent une forteresse.

Le village, bombardé durant la seconde guerre mondiale a été partiellement reconstruit. Des remparts de Beaufort, construits au XIVe siècle sur un éperon dominant la Gervanne, il ne reste une grande partie de l'enceinte, deux tours et la base de l'imposant donjon.

Prospère depuis le XVe siècle, le village majoritairement protestant, est ruiné par les guerres de religion et son château démantelé en 1581.

Avec beaucoup d’énergie, les Beaufortois se relèvent au XVIIIe siècle ; le temple construit en 1849 est, avec ses 250 places assises, le plus grand bâtiment de la vallée. Mais en 1944, les FFI Morin s'installent dans le village ; 47 habitants rallient le maquis et le village sera bombardé et pillé. Le village de Beaufort-sur-Gervanne est aujourd’hui une des portes d’entrée dans le Parc Naturel Régional du Vercors.

 

A voir :

          les passages voutés sous les maisons,

          le cadran solaire sur la tour du château

          le beau panorama sur les contreforts du Vercors

          Départ de randonnées

 


Cobonne

[168 habitants]

En remontant la vallée de la Sye sur le chemin de la Grande Draille, où passaient 

les troupeaux transhumants en route pour la montagne d'Ambel, on arrive à Cobonne, village perché à l'allure champêtre.

D'origine gallo-romaine, Cobonne est, au XIIIe siècle, un des fiefs des Poitiers. Au XIVe siècle, devant l'insécurité engendrée par la « guerre des épiscopaux », le village se pare d'une enceinte et d'un donjon.

Du château lui-même, il ne reste presque  aucune trace, seules deux tours rondes, sur le tracé de l'enceinte qui en comptait neuf, et le donjon cylindrique, curieusement imbriqué avec l'église St Pierre, datée de la fin du XIe siècle.

Au XIXe siècle, une fabrique de billes de pierre et un moulinage de soie font vivre le village.
En juin 1944, Cobonne est bombardé et presque laissé à l'abandon. Dès 1970, le village est rénové et depuis 1984, les amis du vieux Cobonne œuvrent à sa renaissance.

Aujourd’hui, le village de Cobonne a retrouvé une allure magnifique et mérite que l’on se perde dans ses ruelles.

 

 

Eygluy-Escoulin

[70 habitants]

 

Au Moyen-âge, Eygluy désignait un immense mandement qui s'étendait loin au Nord jusqu'à Léoncel et Font d'Urle. La Révolution l'a réduit à une simple commune, qui fusionne avec celle d'Escoulin en 1971. L'ensemble couvre aujourd'hui 2 653 ha.

 

 

La commune d'Eygluy-Escoulin s'étend sur deux vallées.

Au nord, la vallée de la Sépie est connue pour sa distillerie de plantes aromatiques, son église isolée et le château en ruine du Cheylard. Une dizaine de chamois ont élu domicile sur les rochers des Berches. Près du hameau des Maillets, une plaque rappelle la présence, en été 1944, du PC départemental des maquisards FFI. Et, tout à fait au Nord, le sommet de Bec Pointu (1342 m) offre un panorama unique sur les trois vallées d'Omblèze, de Quint et de l'Escoulin.
Au sud, la vallée de Fonteuse où le hameau du Col de Véraut, chef-lieu de la commune, et perché à 610 m d'altitude, se consacre à la culture de la lavande et à l'élevage des chèvres. Par le col de Fonteuse, on peut rejoindre Véronne et Sainte-Croix.

 

Gigors-et-Lozeron

[166 habitants]

 

Village perché d'origine romaine, il offre un panorama intéressant sur la vallée de la Gervanne.

Au XIIIe siècle, le village appartient aux comtes de Valentinois. La révocation de l'Edit de Nantes

en 1685 pousse les protestants à se cacher à l'extérieur du faubourg, près du village de Lozeron.

Au fond de la vallée de la Gervanne, on arrive à Lozeron par une petite route ;

Gigors se trouve non loin, mais sur une autre pente tournée vers la vallée de la Sye.

Deux villages si proches, et que rien ne semblait relier si ce n'est leur regroupement administratif en 1920.
De Gigors, on aperçoit sur les falaises imprenables du plateau de Savel, les vestiges du château daté du XIIe siècle et ruiné au XVIe. Isolée et perchée sur un petit col qui fait communiquer les deux vallées, la très belle église romane de Saint-Pierre-de-Gigors du XIIe siècle rattachée à l'abbaye de Cluny mérite un détour. A la fin du XIXe siècle, des travaux de restauration ont été entrepris, l'Eglise est inscrite au titre des Monuments historiques.

 

A voir :

          L’église Saint-Pierre-de-Gigors

          Les orchidées de Gigors, dont l'Ophrys de la Drôme (entre mars et juin) ; espèces protégées

 

 

 

Montclar-sur-Gervanne

[186 habitants]

Origine romaine. En 1298, les comtes de Valentinois achètent le fief de Montclar aux évêques de Die. En 1474, le château est ruiné et irréparable, les villageois vivent alors sans châtelain ; ils perçoivent jusqu'en 1771 le "droit de pulvérage" (taxe sur les troupeaux en transhumance).

 

 

Du sommet de la butte de Montclar, on domine toute la Gervanne. Le château a disparu, mais l'église romane Saint-Marcel du XIIe siècle est toujours là, face à un panorama circulaire grandiose, se déroulant à perte de vue du Vercors au pays de Bourdeaux.

L’habitat est aligné en contre-bas, contre la muraille d'enceinte du XIVe siècle, appelée « vingtain », du nom de l'impôt qui servait à son entretien. Elle conserve l'une de ses deux portes et deux tours rondes. Un chemin de ronde faisait autrefois le tour de la motte.

Au hameau du Vaugelas, la petite église paysanne Saint-Jacques-et-Saint-Philippe et son campanile abritant une remarquable horloge mécanique, méritent la visite.

 

A voir :

     Château de Vachères construit au XVIe siècle sur le site de l'ancienne seigneurie.

     Les vestiges du donjon

     L’église Saint-Jacques-et-Saint-Philippe et son campanile

 

 

 

Plan de Baix

[144 habitants]

Commune du Parc Naturel Régional du Vercors ,

Plan-de-Baix offre trois paysages contrastés : à l'Est, la Gervanne a creusé profondément une vallée en V, où elle serpente dans une grande solitude ; à la limite d'Omblèze, la cascade de la Druise, haute de 72 m, est connue comme l'une des plus remarquables chutes des Alpes méridionales ; et au centre, une zone en faible pente,

autour de 700 m d'altitude, se termine par la belle reculée rocheuse de Brudoux.

 

C'est sur ce « plan » que se rassemble la population de la commune. On y trouve le village avec son école, son auberge, le château de Montrond, admirablement situé et l'église romane Notre-Dame.

Dominant l'ensemble, le Vellan constitue le signal majeur de la Vallée de la Gervanne. Son extrémité a servi de camp retranché avant l'arrivée des romains. Une grande croix de fer s'y dresse depuis 1934. Tout au nord, le col de Bacchus, où s'est établie une auberge, conduit à la Vacherie et Léoncel, village célèbre pour son abbaye romane.

 

 

 

 

Suze

[252 habitants]

D’origine gallo-romaine, le cœur du village se trouvait au lieu-dit Les Châteaux. Le château mentionné en 1163, et aujourd'hui disparu, était la propriété d'un vassal de l'évêque de Die.

 

 

A la même époque, les comtes de Valentinois implantent au Vieux-Suze un second château, tout proche du premier, vers lequel le village va se déplacer. Le quartier des Jaux est, depuis le XIXe siècle, le cœur de la commune.

Pour le bonheur des historiens et archéologues, les nombreuses églises témoignent également de cette histoire agitée : Saint-Romain (vestiges), Saint-Jean-Baptiste-de Chausséon, Saint-Estève (disparue), Saint-Martin au curieux clocher en peigne au Vieux Suze.

Comme Beaufort et Montclar, Suze est sur le territoire de l'appellation Clairette de Die - AOC.

 

A visiter :

       Son village perché

       La croix de Saint-Pancrace, offrant une table d'orientation et un panorama exceptionnel sur le Val de Drôme

       La chapelle Saint-Pancrace

       Le clocher de l'Eglise Saint-Martin

       De belles balades au départ de Suze permettent de profiter du cadre magnifique

 

 


Omblèze

[66 habitants]

La commune d'Omblèze est la plus vaste et la plus variée du pays de la Gervanne. Le cœur de la commune d'Omblèze est un peu comme un "bout du monde", où s'échelonnent les hameaux familiaux : Arbods, Bertrands, Bouton, Bouaches.

 

 

La découverte de tuiles à rebord et de monnaies des IIIe et IVe siècles atteste que l’ensemble du pays de la Gervanne jusqu'à Omblèze est habité à l’époque gallo-romaine. A Anse, on retrouve quelques vestiges protohistoriques. Au sortir des gorges, les hommes se sont installés sur l'adret d'Ansage.

Au début du Moyen-âge, s'installent les prieurés de Saint-Jean-Baptiste-d'Omblèze et de Saint-Michel-d'Anse ; les deux paroisses dépendent, aujourd’hui, d'Eygluy.

Pendant les guerres de religion au XVIe siècle, Omblèze reste catholique et ne connait aucun trouble. Il en sera de même à l'époque de la révolution française, même si la commune possède tout de même une assemblée populaire. Au XIXe siècle, c'est une commune très active avec l'ouverture de la route des Gorges ; elle approche des 500 habitants, possède cinq moulins et ses foires sont renommées.
Dès 1942, la ferme d'Ambel accueille un groupe de réfractaires au STO, présentés comme le maquis le plus ancien de France. Aujourd'hui, Omblèze est connu pour la beauté de ses paysages, ses sites d'escalade et de randonnées où le tourisme vert et sportif y est très présent. Dominant, le plateau d'Ambel est une vaste table ondulée riche en gouffres, dolines et vallées sèches.

 

 

A voir / à faire :

  • Le site classé des gorges d'Omblèze creusées par la Gervanne.
  • Le canyon des Gueulards, étroite anfractuosité entre deux falaises
  • Les hameaux des Bouaches et des Boutons, dernières haltes avant la fermeture naturelle de la vallée par le Roc de Toulaud et la montagne de la Sausse
  • Le plateau d'Ambel, propriété du conseil général de la Drôme et de la commune d'Omblèze
  • Le site falaise d'escalade
  • La chute de la Druise (72 m)
  •